Inondation à Kaolack.

Il est impossible, voire très difficile de  décrire avec exactitude les maux dont souffrent les populations de Kaolack pendant la saison pluvieuse. Trois semaines auparavant, il ne passait un jour sans qu’il ne pleuve. La région du centre s’est transformée à certains endroits  en petits marigots ; et les habitants, livrés à leur triste sort, n’ont d’autres choix que de se soumettre à la volonté divine. Une sorte de fatalité bien sénégalaise qui arrange bien les affaires des autorités municipales et étatiques. Aussi, sommes-nous habitués à voir des familles entières se réfugier au niveau des écoles, collèges et autres lycées de la région. Vous imaginez le quotidien de ces personnes qui, faute de mieux, se contentent du peu et vivent dans des conditions pénibles et dans la promiscuité. Malheureusement, ils ne sont pas au bout de leur calvaire car au Sénégal, l’ouverture de l’année scolaire se passe au début du mois d’octobre. Or, à cette époque, les maisons qui étaient inondées le sont toujours. Alors une question se pose : où vont aller ces personnes maintenant qu’elles sont obligées de laisser les classes aux élèves ?

Pour ceux qui ont la chance de toujours vivre dans leur maison, ils sont entourés par les eaux et ne peuvent sortir sans y patauger. C’est le cas des habitants de Sam (mon quartier) ; ce quartier est difficilement accessible en véhicule pendant la saison pluvieuse et si l’on a la chance de trouver un taxi qui accepte de vous y amener, la note à payer sera très élevée (1500 à 2000 fcfa).  Il faut dire que Sam a une mauvaise réputation à cause de l’insalubrité. C’est l’un des quartiers les plus insalubres de toute la région. Il est fréquent de trouver dans certaines rues des déchets déposés délibérément un peu partout pour remblayer le sol et limiter le la stagnation des eaux. Méthode qui s’avère être inefficace puisque ces rues deviennent impraticables sans compter les odeurs nauséabondes et les bactéries en tout genre qui pullulent dans les eaux stagnantes.

Et les autorités dans tout çà ? Comme d’habitude, elles sont dépassées par les événements qui se déroulent. Chaque année les mêmes problèmes se posent mais aucun plan n’est mis en place pour essayer de trouver des solutions. Seuls les sapeurs pompiers essayent d’évacuer les eaux ; mais les moyens déployés semblent rudimentaires face à l’ampleur de la situation.

NB: La deuxième photo a été prise par mon père Moussa DIA,

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Ameth DIA
Blogueur sénégalais, ancien Sanaarois, passionné de jeux vidéo (particulièrement de MMORPG), de Naruto, grand fan de Sexion d'assaut et supporter de l'équipe de France de football.
Ameth DIA

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