Ces Mickey qui ont marqué mon enfance

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Conan et Nidole

Ya!! Ameth, da ngay sétane mickey? Je ne saurais vous dire à combien de reprises, on m’a fait cette réflexion. Je voyais toujours ce même étonnement sur leur visage, comme si je faisais une chose interdite. Pourtant j’étais juste entrain de regarder un « Mickey ». Mais pour eux, les « Mickey », c’est pour les enfants. Bon ok, j’avoue, j’étais à l’université, la vingtaine bien remplie mais depuis tout petit j’ai eu un intérêt particulier pour ces petits bon hommes animés et cet intérêt n’a cessé de grandir avec l’âge. Si vous vous posez encore la question, Mickey, en dehors d’être un personnage de Walt Disney, est un terme générique pour désigner les dessins animés. Alors ne soyez point surpris si au Sénégal, un enfant ou même un adulte vous demande si vous adorez regarder des mickey.

Une histoire de générique

Générique Conan l’aventurier

J’ai rarement vu un dessin animé avec un générique tout pourri. Ou du moins je ne m’en souviens pas. Il faut dire que c’est par là que tout commence, d’où l’intérêt d’en avoir un, accrocheur, avec une chanson  plutôt cool et par dessus tout, une mélodie facile à retenir.
Au fur et à mesure que l’on entend cette chanson chaque jour, à la même heure, …  A propos d’horaire, la RTS, à l’époque, ne commençait ses programmes qu’à partir de 6h de l’après-midi, exception faite pour les samedis où ça commence plutôt, vers midi. Juste après le journal, nous avions droit à notre dose quotidienne de mickey.  Rien à voir avec les chaînes d’aujourd’hui, qui commencent leur programme très tôt le matin, en même que ceux qui se lève pour aller à leur besogne. Je disais donc que à force d’entendre la même chanson, chaque jour à la même heure, on commence à fredonner des paroles qui ne sont pas forcément les bonnes mais qui s’y rapprochent beaucoup, puis on finit par le maitriser par coeur. Enfin je vais mettre un peu d’eau dans mon bissap hein, on s’autorisait parfois quelques modifications plutôt marrante. Il y a en une particulièrement qui avait marqué son époque. J’étais très jeune à cette période, mais vraiment très très jeune. Pour dire vrai, je ne me rappelle pas du tout de l’histoire encore moins à quoi ressemblaient les personnages; la seule chose dont je  me souviens. c’est cette façon si particulière que nous avions de chanter le générique, un remix à la sauce sénégalaise. Il s’agissait des Quatre mousquetaires… oui vous avez bien lu les Quatre mousquetaires car nous étions nombreux à penser qu’ils étaient au nombre de quatre. Nous chantions à cette époque : Dartanian Arlemis Artemis souba la nguenté leu! Lekeu sa lakh nane sa soow aw sa yonou keur!  Tadaan tadaan tadan tadan tadan.
Ne me demandez pas une traduction, ça n’aurait aucun sens pour vous, sachez juste que à défaut de connaître les vraies paroles, nous avions notre propre version que nous chantions à tue-tête. Aujourd’hui encore, il m’arrive de me rappeler des bribes de certaines de ces chansons.

http://youtu.be/qvM2BjMzJ4M
Générique – Kangoo

http://youtu.be/z7fspSdwGS8
Générique CLEMENTINE [HD]


Samba et Leuk Générique

Les prémices d’une passion

Il n’y a pas si longtemps , je regardais la télé  tard dans la nuit et en zappant, je suis tombé sur la chaîne Manga. Il a fallu que je vois le visage d’un serpent pour faire un bond d’une vingtaine d’année en arrière. Il s’agissait de Dregs qui faisait office de sous fifre du méchant Iramon. J’étais entrain de regarder Conan l’aventurier, l’un de mes séries d’animations favoris à l’époque. Ça m’a fait tout bizarre de visionner à nouveau un épisode. J’ai tout de suite reconnu certains personnages comme Loup gris le magicien, Nidole le Phoenix bavard et poltron, Tonnerre le puisant cheval de Conan et  tous ces autres personnages dont j’ai hélas oublié le nom. Ce soir là j’ai attendu en vain un autre épisode juste pour entendre à nouveau ce générique qu’on aimait tant mais hélas ils en ont mis un autre à la place. Conan l’aventurier fut le tout premier dessin animé envers lequel j’ai eu un intérêt particulier.
J’ai regardé par la suite tout un tas de séries télévisée d’animation comme  Davy Crockett, Tortue Ninja, Clémentine, Tom Sawyer, Samba et Leuk, Simba, Les Kangous, Poil de Carotte, Père Castor, etc… et même Franklin. Mais si je dois en retenir un seul, qui a marqué toute une génération, sans hésiter, je dirai L’école des champions. Qui ne se rappelle pas de cette scène où Benjamin s’entraîne sur la plage avec son ballon, jonglant et sautant d’un poteau à l’autre, toujours ballon au pied?  Combien de fois ai-je simulé dans ma tête entrain d’effectuer le tire de l’aigle, cette façon si particulière qu’il avait de décocher un tire en inclinant son corps en avant et en levant son pied  de façon à faire un grand écart dans l’autre sens. Technique qui donnait au ballon une trajectoire imparable pour les gardiens. Qui a pu oublier Cesaré, avec sa force de frappe surhumaine qui emportait tout sur son passage, joueurs adverses tentant de tacler, gardiens de but et même très souvent filets qui se déchiraient. J’ai adoré regarder ce dessin animé. Je peux même vous assurer que je n’ai raté que très peu d’épisodes; mais bien sur on pouvait compter sur l’altruisme de la RTS qui ne se faisait pas prier pour rediffuser encore et encore certains épisodes.

Générique du début L’Ecole des champions

Mon délire de duelliste
A part L’école des champions, il y’a aussi ce dessin animé qui a réveille mon âme de gameur. Je m’en rappelle très bien, j’étais en seconde S, allez savoir ce que je foutais là bas moi qui ai toujours détester les mathématiques et qui de surcroît n’a même pas demander à être orienté en série scientifique. C’était en 2005, je venais de découvrir Yu-gi-Oh, une série d’animation japonaise dans lequel les différents protagonistes s’affrontent en duel. En lieu et place des épée et autres pistolets, ici les personnages utilisent des jeux de cartes qu’on appelle deck. Le deck est composé de 40 cartes minimum reparties en cartes monstres, cartes magiques et cartes pièges. Les cartes monstres sont des cartes à vocation offensive ou défensive. Chaque carte est représenté par un être (elf, fée, nain magicien, bête,guerrier etc), qui a un nom spécial et possède des points d’attaque et de défense. Elles peuvent aussi avoir un effet lorsqu’elles sont activées sur le terrain. Les cartes magiques et pièges comme leurs noms l’indiquent ont des aptitudes spéciales lorsqu’elles sont activées. Elles sont d’une importance capitale pour les duellistes  car pouvant avantager handicaper les protagonistes lors des duels. J’ai très vite été envouté par cette ambiance mêlant magie et stratégie à tel point que j’ai décidé de créer mon propre deck en me basant bien-sûr pour la plupart des cartes sur ce que j’ai retenu dans la série. Je devais avoir une vingtaine de cartes. J’avais pris le ciseau de ma soeur, découpé les couvertures de mes anciens cahiers qui étaient assez solide pour faire office de cartes. Il ne restait plus leur donner un nom, chose qui était plus difficile que je ne pensais, et des point d’attaque et de défense. Parfois il arrivait que je gribouille quelque chose dessus pour le rendre plus attractif  J’avais un pote qui avait la même folie que moi; il a lui aussi rapidement constitué son deck et on s’est mis à s’affronter  dès qu’on avait une pause assez longue. Nous ne respections pas toutes les nombreuses règles du jeu mais qu’à cela ne tienne, nous avions réussi à faire quelques bons duels. Nous avions très vite attiré l’attention de nos camarades de classe qui trouvaient qu’on s’adonnaient à un jeu plutôt bizarre. Certains s’y sont essayé mais ont vite fait d’abandonner, trouvant les règles trop compliquées. Ils ne suivaient sans doute pas ce Mickey pour avoir la base requise.  Le délire a duré un instant puis faute d’adversaire à ma hauteur je suis passé au jeu sur PC et sur émulateur game boy advance, mais ça c’est une autre histoire.

Rire ça fait du bien
Il y a aussi ces dessins animés qui nous ont fait plié de rire. Hélas je n’avais  pas la chance de regarder les productions de  Walt Disney comme Tom et Jerry, mais on a bien rigolé avec ce qu’on nous proposait comme par exemple Le Marsupilami, Oggy et les cafard, les Ratz avec Éric et Ramzy au doublage. Mais celui-là qui m’a fait mourir de rire c’est Titeuf et sa façon si particulière de tordre la langue française dans tous les sens : « Suis matisé à mort! J’suis trop matisé ». Toujours fourré dans les coups foireux avec son pote Manu, surtout lorsqu’il s’agit d’attirer l’attention de Nadia.

Avant, on avait pas trop le choix, on prenait que ce que voulait bien nous donner la télévision nationale, la RTS. A cette époque, il n’y avait point de chaînes concurrentes au niveau national, les chaînes du câble étaient encore trop chers pour ne pas dire inexistantes, les rares antennes paraboliques qu’on pouvait voir étaient tellement gigantesques qu’il serait difficile de passer à côté sans les remarquer. Et internet dans tout ça, jamais entendu parlé. La RTS avait toute exclusivité, et au moins sur ce sujet précis, elle n’a presque jamais dessus, nous proposant à chaque fois des programmes alléchants qui ont fini de susciter chez certains une passion jusque là intacte. Le monde a bien changé avec le temps. Les jeunes d’aujourd’hui n’ont que l’embarras du choix contrairement à nous. Mais pour rien au monde je ne changerai de génération mais si j’en avais la possibilité. Le jeu en vaut définitivement la chandelle.

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Ameth DIA
Blogueur sénégalais, ancien Sanaarois, passionné de jeux vidéo (particulièrement de MMORPG), de Naruto, grand fan de Sexion d'assaut et supporter de l'équipe de France de football.
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