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Trois phrases pour finir l’année en beauté

2012 c’est fini ou presque; et le moins que l’on puisse dire, c’est que cette fin d’année a été très riche en actualité. Nos chers politiciens nous ont offert un spectacle digne d’un scénario de série B avec autant de rebondissement possible et imaginable. J’ai choisi de partager avec vous les trois phrases qui ont le plus retenu mon attention en cette dernière semaine  de l’année 2012, très chargée en actualités politiques.

Lundi 25 décembre

Vendredi 21 décembre

Heu la fin du monde ce n’était pas il y a une semaine?

Lundi 24 décembre

macky« Je ne permettrais plus qu’on porte atteinte à mon honorabilité » Macky Sall

 

Toutes les radios en ont fait leur une. La sortie du chef de l’Etat (pendant le week end) n’a laissé personne indifférent. Sous le feu des attaques de ses anciens compagnons libéraux, le Président Macky  Sall ne semble plus supporter les attaques incessantes de ces derniers qui ne mâchent pas leur mots quand il s’agit d’émettre des critiques à l’encontre du Chef de l’Etat. Ce coup de gueule (excusez du terme) a au moins eu le mérite de faire renaître le débat sur la liberté d’expression au Sénégal.

 

 

Mardi 25 décembre

 

amadou sall« Si Macky sall veut tuer Karim Wade qu’il le tue! S’il veut manger Karim Wade qu’il le mange…Nous savons tous que Macky Sall obéit aux marabouts et quand je dis marabouts, je parle de féticheurs. » Me Amadou Sall

 

Coïncidence ou pas, la déclaration du Pr MackySall a fait sa première « victime » car en ce jour de Noël, c’est l’arrestation Me Amadou Sall qui fait la une des journaux. Ce dernier, ex Ministre de l’intérieur sous le régime du Pr Wade et partisan du PDS aurait tenu des propos outrageux à l’encontre du chef de l’Etat. N’ayant pas répondu à la convocation de la DIC (division des investigations criminelles), il a été cueilli à son domicile pour être entendu par les policiers. Le PDS n’a pas attendu longtemps pour crier au scandale et apporter tout leur soutien à leur militant (ici)

 

Mercredi 26 décembre

abdoul mbaye« je n’abdique pas l’honneur d’être une cible » (L’intégralité du discours)

 Les députés du PDS ont cru trouver la solution pour mettre dans l’ambarras le Premier Ministre Abdoul Mbaye et son gouvernement. Malheureusement pour eux, ils sont tombés sur le mauvais client. Non seulement la motion de censure n’est pas passée car ils sont minoritaires à l’assemblée nationale (cela n’a surpris personne)  mais en plus il se sont fait ridiculiser par le Pr Ministre qui s’est révélé un grand orateur et qui s’est très bien défendu face aux accusations de l’opposition. 

 

 

 

Controverse sur la venue des étudiants haïtiens au Sénégal

« Charité bien ordonnée commence par soi » a-t-on l’habitude de dire. C’est ce que certains  Sénégalais ont dû penser en prenant connaissance de la venue de 163 étudiants haïtiens sur le territoire national. A vrai dire, cette arrivée n’a laissé personne indifférente ; et même si le geste du Président de la République a été salué un peu partout à l’étranger et l’intérieur du pays, il n’en demeure pas moins vrai que des voix se fassent entendre pour manifester leur désaccord.

Après un accueil chaleureux offert aux étudiants haïtiens et une arrivée fêtée en grande pompe sous la Statue de la Renaissance, des questions subsistent quant à  la perception du geste  du Président Wade par les Sénégalais. Là où certains voient un acte humanitaire, d’autres n’entrevoient qu’une manœuvre  politicienne visant à donner une bonne presse au Pr à l’étranger. Quoi qu’il en soit, les Sénégalais sont divisés sur ce sujet et heureusement, jusqu’à présent, personne ne se trompe de cible. Même si les étudiants haïtiens sont pris, malgré eux, au sein d’une polémique, le seul à être sur le banc des accusés n’est autre que Maître Wade. Ceux qui sont contre la démarche du Président évoquent l’argument selon lequel le Sénégal a déjà assez de problème pour aller s’occuper de celui des autres. En effet, ce qui ressort des micros-trottoirs réalisés par les journalistes, c’est que la priorité des Sénégalais en ce moment n’est autre que la résolution de leurs problèmes quotidiens comme la cherté de la vie, les inondations ou encore les coupures intempestives du courant. Aussi, jugent-ils mal le geste du Président qui, au lieu de venir en aide aux populations locales sinistrées, préfère apporter son aide à l’étranger.

Que l’on soit pour, contre ou tiraillé entre les deux positions, un point positif est à souligner dans l’acte de l’Etat du Sénégal. A travers la venue des étudiants haïtiens, un message est lancé aux africains pour leur dire que nous ne sommes pas seulement destinés à tendre la main et à recevoir de l’aide des pays européens. Plus de solidarité entre les pays africains nous ferait le plus grand bien et nous aiderait même à garder un peu de dignité dans la souffrance. Si chaque pays s’occupe uniquement de ses problèmes, l’Afrique ne réussira jamais à s’en sortir. Maintenant ce que je crains le plus, c’est qu’ils ne soient pas mis dans de bonnes conditions. Les plus chanceux iront à l’Université Gaston Berger de Saint-Louis où les conditions sont réunies pour mener un bon cursus universitaire. Par contre, ceux qui vont être orientés à l’Université Cheikh Anta Diop vont côtoyer le difficile quotidien d’une soixantaine de millier d’étudiants avec une année scolaire parsemée de grèves en tout genre.  Il ne nous reste plus qu’à leur souhaiter un bon séjour et que la chance soit avec eux.

L’heure du retour a sonné!!!

NB: Article publié sur ma page facebook le mercredi 04 août 2010

Hier, les étudiants de l’ugb ont vécu une journée qui sera dure à oublier. Alors que beaucoup d’étudiants n’attendaient plus qu’une chose, le paiement des bourse, un groupe d’étudiant a eu l’idée d’aller au front pour soi disant soutenir les délégués qui ont été renvoyés suite à la grève qui s’est tenue il y a quelque jour. Aussi, ai-je été surpris en les voyant se diriger vers l’entrée de l’université car tous les étudiants savaient que les forces de l’ordre étaient, sous l’aval du recteur, présentes dans le campus. Sachant que cette démarche était vouée à l’échec, je suis rentré tranquillement chez moi; mais quelques minutes plus tard, les gendarmes étaient au sein du campus social. S’en est suivi une course poursuite entre les différents protagonistes: jet de pierre contre lance grenade et autre matraque. Seulement, cette situation a dégénéré car on sait tous au Sénégal que les forces de l’ordre n’arrivent pas à saquer les étudiants. Alors vous devinez ce qui s’en est suivi. Beaucoup d’étudiants ont été blessés et certains sont actuellement au CM ( centre médical); d’autres ont été arrêtes manu militari dans leur chambre. Ce qui est grave, c’est que la majeure partie de ces étudiants sont innocents; d’autres n’ont même pas participé à la manifestation et ils ont quand même été impliqués dans cette affaire. Alors à qui devons-nous imputer la responsabilité? Aux étudiants ou au Recteur? Bien sûr, les étudiants ont leur part de responsabilité; du moins ceux qui sont allés détruire quelques voitures et autres bâtiments administratives ( d’après les rumeurs, le bureau du recteur a été incendié). Mais le principal responsable n’est autre que le Recteur lui-même car c’est lui qui a permis aux force de l’ordre d’entrer, depuis maintenant plusieurs jours, dans l’université. Au début, c’était parti d’un bon sentiment: permettre aux étudiants de faire leur examen sans être perturbé. Seulement, l’on ne peut mettre dans une même pièce un chien et un chat, tout en ne prenant pas en compte que, tôt ou tard, le chat y laissera ses poils. Malheureusement c’est ce qui est arrivé. Ce matin, beaucoup d’étudiant ont décidé de partir bien que les hostilités se soient arrêtées hier soir et une affiche a été collé un peu partout poussant les étudiants à signer une pétition pour le départ du Recteur. Y arriveront-ils, je ne pense pas. Mais comme dit l’adage, qui ne tente rien n’a rien. Affaire à suivre.

Depuis la diffusion de l’article ci-dessus, de l’eau a coulé sous le pont. Les étudiants qui ont été arrêtés ont passé une bonne partie du mois de ramadan en prison, mettant ainsi familles et proches dans le désarroi.  Heureusement, ils ont, tous, été libérés suite à une décision du tribunal; et la plainte déposée contre certains délégués a été abandonnée puis transformée en plainte contre x. Deux mois après cet incident malheureux, les étudiants s’apprêtent à revenir à Sanaar car demain, le 11 octobre 2010, l’université ouvrira à nouveau ses portes. En partant les étudiants y ont les forces de l’ordre; qu’en sera-t-il à leur retour? Qu’on ne s’y trompe pas, la tension subsiste encore car les souvenirs sont restés intacts. Il est fort probable que certains étudiants, voire la majeure partie d’entre nous, gardent encore de la rancœur envers le Recteur. Sans compter que d’autres problèmes restent encore à régler, particulièrement celui du système LMD (Licence Master Doctorat), ce qui peut occasionner de nouvelles grèves. Espérons que tout se passe bien; car dans cette affaire, seuls les étudiants sont perdants.

Présentation

Ameth

Salut à tous les membres de mondoblog. Je suis heureux et honoré de faire parti des blogueurs sélectionnés pour prendre part à cette aventure. Aussi, en guise de première publication, cet article me permettra de me présenter aux différents membres. Mon nom est Ameth Dia, j’ai 22 ans et j’habite au Sénégal, dans la région de Kaolack. Je suis étudiant en licence 3 de Lettres et Sciences Humaines (Section Français) à l’Université Gaston Berger de Saint-Louis qui se trouve au nord du pays. Je suis quelqu’un de casanier et plutôt timide. Je m’intéresse beaucoup à tout ce qui se rapporte à l’univers du jeu vidéo : d’ailleurs je suis inscrit à plusieurs sites d’information ou de jeu en ligne. Les dessins animés font aussi parti de mes passe-temps favoris ; ce qui me fait passer, aux yeux de certains de mes amis, pour un grand enfant. J’adore aussi le foot et je suis un grand supporter de l’équipe de France. Pour finir, je suis quelqu’un d’apolitique car mon avis sur ces personnes est plutôt négatif. Voilà la raison pour laquelle je ne milite, et ne militerai jamais pour aucun parti politique, quelque soit son camp.