De Hi5 à Twitter en passant par Facebook!

Nous sommes tous témoins, ces derniers jours, du rôle que les réseaux sociaux (Facebook et Twitter) ont joués dans les événements qui ont eus lieu en Tunisie et ceux qui se déroulent actuellement en Egypte. Au Sénégal bien que les réseaux sociaux soient présents, ils n’occupent pas, du moins pas encore le place militante que dans les deux pays ci-dessus. Etant donné que le Sénégal ne connaît pas de crise politique (que Dieu nous en préserve), les réseaux sociaux sont, plus l’endroit où les gens étalent leur vie privée, partagent leurs loisirs qu’un univers de militantisme civique ou social.

Bien avant que l’on connaisse Facebook, c’est Hi5 qui était le premier réseau social qui a ravi le cœur de la jeunesse sénégalaise. Devant cette plateforme qui leur offrait une nouvelle façon de s’exprimer, les jeunes sénégalais se sont inscrits en masse. Recherche d’amis, publication de photos et vidéo ou partage d’informations sur son profil ou encore possibilité de modifier le thème de sa page d’accueil étaient les principales activités. Mais après quelques années d’hégémonie arrive la vague déferlante Facebook qui a complètement noyée Hi5.

Je dois avouer que je ne me rappelle plus exactement de la date à laquelle j’ai rejoint Facebook ; mais depuis ce jour j’ai complètement délaissé Hi5. Avec la fonction partage et la possibilité d’inviter une personne qui n’a pas encore de compte, ce réseau s’est très vite imposé au près de la jeunesse. D’ailleurs je me rappelle avoir suivi, l’année dernière, sur la 2STV, une émission (Couleur ado) qui  traitait de l’impact de Facebook sur les adolescents. La majeur partie des interviewés ont avoué passer plus de trois heures de temps, chaque jour, sur Facebook. Leur passe temps favoris, publier des photos (parfois à la limite de la sensualité pour les jeunes filles) et faire des commentaires sur le mur de leur centaine d’«amis».  Pour ce qui est de  la publication de photo, il m’est arrivé de tomber sur une page où il y avait des centaines de photos de jeunes filles pour une élection miss facebook Sénégal. Mais ce qui fait la spécialité de Facebook c’est la possibilité de retrouver de vieilles connaissances, de créer des évènements ou encore des groupes. Concernant ce dernier point, Carton rouge à la Sénélec à été créé il y a quelque smois. Ce groupe a pour but d’associer les utilisateurs de Facebook pour dénoncer, par des vidéos ou bien des articles,  les délestages qui ont lieu dans leurs quartiers respectifs.

Etant donné que Facebook a totalement séduit les internautes Sénégalais, Twitter tente tant bien que mal de se frayer un chemin dans un territoire déjà conquis. Même si certains le connaissent ou en ont déjà entendu parler, Twitter n’est pas très bien connu de la grande masse. C’est surtout le milieu de l’information ou du bloguing qui s’en sert pour faire passer une information. En ce qui me concerne, bien j’en aie déjà entendu parler avant même que l’aventure de mondoblog ne débute, j’ai créé mon compte twitter il y a juste quelques mois. Et je ne l’utilise que pour twitter mes articles ; à part çà, je me limite  uniquement Facebook pour tout le reste.

Conscients de l’impacte que les réseaux sociaux ont sur une grande partie de la population et du rôle important qu’ils peuvent jouer dans la destinée d’un pays, il est clair que les politiciens ne vont pas se faire prier pour bénéficier des bienfaits qu’ils peuvent leur apporter. Alors que notre pays se dirige vers une élection présidentielle en 2012, les réseaux sociaux, particulièrement Facebook, constitueront sans doute une arme de bataille pour atteindre une frange de la jeunesse sénégalaise.

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Ameth DIA
Blogueur sénégalais, ancien Sanaarois, passionné de jeux vidéo (particulièrement de MMORPG), de Naruto, grand fan de Sexion d'assaut et supporter de l'équipe de France de football.
Ameth DIA

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